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Non, ce n'est pas la fin de mon blog, mais la fin d'un blog. J'ai en effet décidé de supprimer ce blog au profit d'un identique sur une autre plate-forme qui correspond parfaitement à mes attentes, puisque la communauté dans laquelle je suis abonné est surtout composée d'apprentis jeunes écrivains, soit des gens qui me correspondent parce qu'ils aiment lire et écrire surtout.
Les articles que vous avez précédemment lus sont hors-ligne, par précaution dans le cas où je change d'avis. Une seule adresse n'est plus qu'à retenir maintenant pour mon blog définitif : Tags associés : Changement
Mercredi 03 Septembre 2008Poster un commentaire
Mardi 02 Septembre 2008Poster un commentaire
Puisque toutes les bonnes choses ont une fin, mon séjour à Paris en a une aussi. Commencé de très bonne heure vendredi, il s'est achevé hier soir, laissant dans mon esprit trois jours très bénéfique pour ma réflexion. Surtout que j'ai besoin de cette dernière pour la rentrée approchante à grandes heures, et que j'attends comme jamais je ne l'ai attendue. Donc, trois jours à passer dans ma ville fétiche, dans la ville des amoureux dont je suis amoureux. Trois jours pour à la fois fermer les rideaux des vacances, et passer à la scène plus sérieuse des cours, scène qui durera une grosse dizaine de mois. J'ai su correctement exploiter ces trois jours, notamment en ne les interrompant pas par quelconque sommeil. Par là, je veux dire que je n'ai pas dormi pendant trois jours. J'ignore si j'ai accompli une prouesse biologique, mais je peux dire qu'il est bel et bien possible de ne pas dormir pendant 70 heures comme je l'ai fait. Certes, je ne tenais souvent pas debout et devais me dégourdir sans répit mes jambes par une séance de Vélib' ou de marche ; mais c'est en ne dormant pas, en passant mes nuits dans un Paris nocturne, que je découvre encore plus les secrets qu'elle regorge. En journée, mon programme a été simple : le musée du Louvre d'un côté, le quartier japonais, le centre Pompidou, le cimetière du Père Lachaise d'un autre, etc. Ces lieux, je les rejoignais en métro, dans un triste paysage souterrain, ou en Vélib', à l'air libre, dans les belles rues parisiennes. J'ai redécouvert des lieux importants que je visite à chacune de mes venues. Je n'apprends rien de nouveau à propos d'eux, mais quoi de plus bénéfique de prendre plaisir à redécouvrir un plaisir ? La nuit, tout est différent. Bien sûr, il y a moins de monde. Tout est fermé même la production du soleil qui ne laisse que sa chaleur d'été. C'est justement ça que j'aime quand je suis à Paris : profiter de ses nuits en la parcourant lentement et paisiblement, pour respirer le grand air frais, qu'on dit pollué, certes, mais pour moi d'une imagination et de mots bénéfiques pour ma méditation qui les convoite. Et pis, cela peut sembler bête à certains, mais j'ai l'impression qu'on a plus de chance de faire une rencontre la nuit que le jour. Moi, par exemple, j'ai parlé hier matin, vers 4h, avec un jeune adulte, certes dans le dioxyde de carbone, qui me parlait de l'état du monde. Il philosophait, me faisait part de sa passion pour l'écriture, et donnait des conseils pour fortifier la mienne, trop débordante qu'elle ne peut s'empêcher de vouloir écrire des romans. C'est surtout en Vélib' que je passai mes nuits ; d'abord pour découvrir au son du vélo la beauté des rues parisienne, mais aussi pour que je puisse rester éveiller, ce qui ne serait pas forcément le cas en marchant. Donc, toute la nuit, je pédalai paisiblement, sans être pressé de fuir l'aube qui arrivait pourtant vite. La prochaine fois que je vais à Paris, c'est soit le week-end du 4 et 5 octobre pour la nuit blanche annuelle de Paris, soit pendant les vacances de Toussaint, plusieurs jours, ce qui me permettrait de faire de longues retrouvailles avec Paris, surtout celui de la nuit. Bref. Me voilà maintenant rentré à Lille, attendant ma rentrée qui n'aura pas lieu demain, mardi, comme pour tout le monde, mais mercredi, ce qui me laisse largement le temps de récupérer après deux nuits sans sommeil. Heureusement que je suis allé vérifié tout à l'heure sur le site internet du lycée ; sinon, j'y serais allé demain et on m'aurait pris pour un élève de Seconde, ceux qui rentrent demain. Bonne rentrée à tous les concernés !
Lundi 01 Septembre 2008Poster un commentaire
Vendredi 29 Août 2008Poster un commentaire
"Chez un homme, ce sont les mains qui mentent le mieux, ce sont elles aussi les plus romantiques", Jean Basile.
Sans ce cours de français, jamais je n'aurais connu mon grade sentimental. Puisqu'en effet, je me croyais simplet. Un garçon qui à la capacité d'aimer comme tout le monde, ou plutôt de la même manière que mes semblables. Mais non. Je dois avoir le romantisme depuis ma conception. Les cours de français sont mes cours préférés. Mais celui-là, celui qui s'est déroulé pendant deux heures de suite un lundi après-midi, était mon préféré, sans doute. Nous étudions la période du romantisme. Ma prof de français nous a donné une feuille A3, où figurait la fiche d'identité de plusieurs auteurs connus comme George Sand, Alphonse de Lamartine, ou encore l'imposant Victor Hugo, qui a été le doyen de cette époque du romantisme. Au début, je lisais les textes de la feuille sans même savoir qu'ils étaient auteurs de l'époque du romantisme. La prof nous l'a dit au moment de la lecture à voix haute. Je me souviens en vrac de ce qu'elle a dit. Par exemple, George Sand porte comme prénom « George », prénom masculin, parce qu'elle vivait comme un homme. Ensuite, Jérôme Nerval est mort en se pendant, alors qu'il voulait juste subir les hallucinations causées par la « pré-mort ». Enfin, j'espère que mes souvenirs ne me trompent pas. Jusque là, rien de bien intéressant. Ce qui a été le plus « marquant » pour moi, c'était la deuxième feuille qu'elle nous avait donnée. Dessus, cinq extraits de romans des auteurs étudiés auparavant. On devait les lire, seuls d'abord puis à haute voix, et l'analyser collectivement ensuite. On devait notamment définir l'âge du personnage, son milieu social, ses problèmes, etc. Nous analysons. Tout le monde dans la classe, moi y compris, sommes comme passionnés par le cours, qui se faisait ennuyeux pour certains, pour les pas intéressés autrement dit. Les mains se levaient avec frénésie, pour que chaque propriétaire de celles-ci puisse intervenir. Je n'ai jamais intervenu une seule fois, mais j'allais bien le faire. Résultat, au bout de plusieurs dizaines de minutes d'analyse, la prof conclut : « la particularité d'un personnage romantique, c'est qu'il est : solitaire, aime contempler la nature, vit dans la misère et sans ressource, éprouve beaucoup de difficultés comme l'accumulation d'amours impossibles. Il y a d'autres particularités qui se sont effacées de ma mémoire, mais celles que j'ai citées sont les plus importantes. Je me souviens, quand la prof m'a dit ça, Inès, ma meilleure camarade, dirai-je, a dit à ses copines : « Jean-Marc est romantique alors ! ». La prof a entendu, mais je ne me souviens plus de ce qu'elle a dit. Quelque chose comme « Peut-être » ou « C'est possible ». C'est à ce moment que j'ai appris que j'étais un romantique. J'ai absolument toutes les caractéristiques d'un romantique : j'aime la solitude et vis bien avec, la nature est la seule chose que je regarde avec passion, je ne roule pas sur l'or et éprouve parfois des difficultés à ne pas pouvoir me payer tout ce que je veux, et surtout, je n'ai connu que des amours impossibles, qui se sont soldés par une souffrance incurable du cœur. Du mien. Je suis bien le seul à méditer dans un jardin, seul, en regardant les oiseaux et les nuages dans le ciel, tandis que d'autres s'amusent à coup de parties de Counter Strike, ou de séance de t'chat pour rencontrer des filles, sans aucun romantisme apparent. Donc, ce cours a été comme une révélation de moi-même. Cependant, la définition de « romantique » à l'époque est absolument différente de celle inscrite dans les dictionnaires d'aujourd'hui. De nos jours, j'ai l'impression qu'un romantique est un séducteur, un homme qui dégage beaucoup de charme et de beauté. Un homme plein aux as et qui fait des choses auxquelles on dit « Whaouh que c'est beau ! ». Je suis donc romantique. Je suis quelque peu fier de l'être, bien qu'il ne mène à rien. C'est pour cette raison que je dis que je suis un « romantique raté ». Mais je me remets en question ces derniers temps. Je ne dois pas être romantique raté, en fait, puisque je ressemble à la perfection au visage du romantique. Je suis tout ce qu'un romantique est. Un romantique raté est en fin de compte une personne pas romantique, mais qui arrive quand même à ses fins en matière d'amour. Si c'est le cas, si j'ai raison, si ma prof de français ne me contredit pas, alors je préfère être romantique tout court. Puisque oui, je n'aime pas prendre le pouvoir par la force. Tags associés : Suis-je, romantique
Mercredi 27 Août 2008Poster un commentaire
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